| Littérature orale |
| Contes Africains |
| Culture et tradition |
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| Geneviève Calame Griaule définit le conte comme un " genre narratif en prose ". Elle précise ensuite que le conte est une fiction, qui relate des événements imaginaires, hors du temps ou dans des temps lointains. Certains contes prétendent raconter la réalité, des événements réels arrivés dans le village ou à des personnes connues. De manière générale, les contes sont inventés, seuls les mythes racontent l'histoire vraie ; on les appelle " parole vraie ". Pour N'Sougan, le conte est une " pièce classique ", elle suit des lois précises et invariables quant à leur structure. Il affirme également que la nature des personnages du conte, son schéma ritualisé et les expressions archaïques prouvent l'origine religieuse du conte. Chez les eYe, le conte (gli) vient de " Fetome ", le lieu des Origines ou les dieux et les hommes sont nés.
La frontière entre les différents genres de la littérature orale n'est pas toujours nette, surtout en ce qui concerne les fables et les mythes. Nous allons voir en quoi la structure du conte est particulière. |
contes africains |
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 Contes Africains - conteur
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 Contes Africains - le site
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Le premier qui parle II y a bien longtemps, dans une belle maison vivait un couple très gourmand. Un jour un de leurs voisins est venu leur apporter des gâteaux de riz. L'homme et la femme les ont mangés avec beaucoup de joie, jusqu'au jour où il n'en est resté plus qu'un. Pour savoir qui mangerait le dernier gâteau de riz, l'homme et la femme se lancèrent un défi : celui qui garderait le silence le plus longtemps possible mangerait le dernier gâteau de riz. A partir de cette |
instant l'homme et la femme s'installèrent l'un en face de l'autre et ne se quittèrent plus des yeux. Au bout d'un certain temps, un voleur pénétra dans la maison, qu'il croyait vide parce qu'il n'entendait rien et commença à prendre des objets de valeurs. Tout en volant et croyant qu'il n'y avait personne, le voleur fit le tour de la maison et finit par arriver dans la pièce où se trouvait le couple. Prenant les bijoux sous leurs yeux, le voleur crut que le couple était muet puisqu'ils ne protestaient pas. Après avoir rempli son sac de bijoux et d'objets de valeurs, le voleur décida d'enlever la femme. II la jeta sur son épaule. La femme s'est débattue, mais sans rien dire ; au moment où ils allaient sortir de la maison, la femme finit par crier à son mari: "Tu vas rester là, tu vas me laisser enlever sans même protester !" L'homme dit à sa femme: "C'est toi qui a parlé la première, et donc c'est moi qui mange le dernier gâteau de riz." |
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