| Histoire du Sénégal |
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| Les premières recherches sur la préhistoire du continent africain commencent à l'initiative de Théodore Monod, fondateur de l'Institut français d'Afrique noire (IFAN) à Dakar, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le Sénégal est donc l'un des premiers pays d'Afrique de l'Ouest à faire l'objet de recherches sur cette période. Des bifaces en amande caractéristiques du paléolithique inférieur sont découverts dans la presqu'île du Cap-Vert, ainsi que d'autres objets lithiques plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et au bord des rivières du Sénégal oriental. Le néolithique, avec des industries très diversifiées et de belles céramiques, est présent sur presque tout le territoire, en particulier sur les côtes basses libérées des eaux par les transgressions marines et les dépôts alluvionnaires. De nombreuses buttes de coquillages contenant des "débris de cuisine" (par exemple, des poteries cassées) témoignent d'une importante population de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum). L'époque protohistorique (mille ans environ avant notre ère) marque l'apparition de l'âge des métaux dans la vallée du Sénégal avec des buttes contenant d'anciens fours pour la fonte du minerai et leurs tuyères, des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur la Gambie, on trouve un ensemble de cercles de mégalithes (cylindres et pierres lyres) unique en Afrique de l'Ouest, couvrant un secteur de 100 km sur 250 km. |
Un lien intéressant |
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Les rivalités européennes - 1444 : Les premiers échanges commerciaux avec l'Europe ont lieu lorsque les Portugais atteignent l'embouchure du Sénégal et le Cap-Vert. Le troc est la première forme de commerce: les Portugais échangent des étoffes et des métaux contre de la poudre d'or, de la gomme arabique et de l'ivoire. - Après 1600 : Les Hollandais et les Français chassent les Portugais. - 1700 : La France domine le commerce de la région côtière. Malgré la rivalité franco-britannique et |
de nombreux conflits à la fin du XVIIesiècle et durant tout le XVIIIème siècle, l'influence française s'étend (l'île de Gorée change plusieurs fois de mains jusqu'en 1815 lorsque le congrès de Vienne l'attribue à la France). Établie à Saint-Louis, la France entreprend la remontée méthodique du fleuve Sénégal pour parvenir aux pays du Niger, malgré la résistance des Toucouleurs d'El-Hadj Omar et des Peul du Fouta Toro... La colonisation française Sous le commandement de Louis Faidherbe et de ses successeurs, la France étend et renforça son contrôle sur les populations. - 1895 : Le Sénégal devint officiellement une colonie française, administrée depuis Saint-Louis. - 1902 : Le gouvernement s'installe à Dakar, qui devient la capitale de l'Afrique-Occidentale Française. La France développe l'économie sénégalaise autour de la culture de l'arachide destinée à l'exportation. Les Africains de Saint-Louis et de l'île de Gorée deviennent citoyens français et envoient un député pour les représenter à l'Assemblée nationale en 1848-1852. Après 1871, les habitants de Dakar et de Rufisque bénéficient également de la citoyenneté et peuvent élire un représentant (pour des raisons religieuses, les musulmans refusent de s'y associer). - 1914 : Blaise Diagne est le premier Noir siégeant au parlement français ; il conserve son poste de député jusqu'en 1934. - Après la Seconde Guerre mondiale : Une assemblée territoriale est créée au Sénégal, et tous les habitants majeurs de la colonie obtiennent le droit de vote. Lamine Guèye et Léopold Sédar Senghor, députés au parlement français, dominent alors la vie politique locale. Indépendance - 1958 : Le Sénégal obtint le statut de république autonome. - Juin 1960 : Indépendance du Sénégal et formation de la Fédération du Mali avec le Soudan français (actuel Mali). - 20 août 1960 : Le Sénégal quitte la Fédération. - 1962 : A la suite d'une épreuve de force avec son Premier ministre, Mamadou Dia, le président Senghor oriente le pouvoir vers un régime présidentiel dans le cadre d'une nouvelle Constitution, qui prend effet en 1963. Il remporte les premières élections présidentielles et est réélu régulièrement jusqu'en 1978. L'économie se diversifie, mais l'exportation de l'arachide demeure essentielle pour le commerce extérieur et subit, comme les phosphates, les variations des cours mondiaux. Les étudiants manifestent plusieurs fois contre le régime, notamment en 1968 et en 1973. - 1970 : Un amendement à la Constitution autorise le multipartisme (limité à trois partis). - 31 décembre 1980 : Senghor démissionne et Abdou Diouf, son Premier ministre depuis 1970, assure la présidence. - 1982 : Le Sénégal et la Gambie s'allient pour former la confédération de Sénégambie, dirigée par Diouf, et le Sénégal intervient pour mater un coup d'État contre le président gambien Daouda Jawara. Cette confédération, vieux rêve d'un Sénégal coupé de sa province méridionale de Casamance et victime d'une fraude douanière importante au profit de la Gambie, est dissoute en 1989. - Fin des années 1980 : Tensions avec la Mauritanie en raison, notamment, d'une mauvaise délimitation de la frontière sujette aux variations du lit du fleuve. L'hostilité latente entre les Sénégalais et les Maures entraîne des émeutes dans les deux pays marquées par des violences entre les deux communautés. Plus de 400 personnes sont tuées ; les deux pays opèrent des expulsions croisées et la guerre est évitée de justesse. - 1991 : Les deux nations signent un nouveau traité de coopération. Lorsque Diouf et le Parti socialiste remportent les élections de 1988 avec une large majorité, les mouvements d'opposition manifestent violemment dans les rues de Dakar et le gouvernement proclame l'état d'urgence. - 1993 : Diouf est réélu mais l'opposition conteste à nouveau les résultats. L'agitation continue de façon spasmodique au cours de l'année 1994. - Mars 1995 : Le Premier ministre, Habib Thiam, annonce à la demande de Diouf, et dans l'espoir de pallier l'instabilité politique, la création d'un nouveau gouvernement au sein duquel l'opposition est représentée par le Parti démocratique sénégalais. - Depuis 1982 : Le Sénégal doit faire face, en Casamance, à un mouvement indépendantiste apparu parmi les Diola (80 % des 800 000 habitants de la province), qui protestent notamment contre l'installation de Sénégalais venus du nord du pays, principalement des Wolof cultivateurs d'arachide. Une guérilla active et meurtrière s'est installée dans cette région forestière depuis le début des années 1990, provoquant la fuite des populations en Guinée-Bissau. - 1996 : Des pourparlers de paix prometteurs s'engagent entre le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) dirigés par l'abbé Diamacoune Senghor, le leader indépendantiste, mais la tension persiste toujours. Celle-ci se manifeste notamment à l'occasion des élections législatives de mai 1998, remportées par le Parti socialiste qui, avec 50,12 % des voix, obtient 93 sièges sur 140. Elle se traduit aussi par une intervention armée du Sénégal en Guinée-Bissau aux côtés de la Guinée-Conakry pour y appuyer les forces gouvernementales dans leur lutte contre une mutinerie de militaires. Ŕ la suite d'un accord entre les belligérants, le Sénégal et la Guinée se retirent. Les combats reprennent ensuite en Casamance dans un contexte élargi lié à cette intervention armée et aux alliances passées par la guérilla. Les récentes lois françaises sur l'immigration ont poussé les marchands ambulants wolof, et même des étudiants, à tenter leur chance aux États-Unis où ils trouvent un bon accueil dans la communauté noire américaine. Plus de 25 000 Sénégalais vivent ainsi à New York en 1998. De son côté, l'île de Gorée et sa "Maison des Esclaves" au large de Dakar, est devenue un haut lieu de pèlerinage pour les Américains d'origine africaine (afro-américains) en quête de leurs racines. Il en résulte une démultiplication des échanges culturels, politiques et commerciaux avec les États-Unis. - Mars 2000 : C'est lors de l'élection présidentielle qu'Abdoulaye Wade est devenu le nouveau président du Sénégal. Il a battu son rival de toujours, Abdou Diouf. Moustapha Niasse devient Premier Ministre. - Mars 2001 : Moustapha Niasse est remercié, et, pour la première fois, une femme, Mme Mame Madior Boye entre à la Primature. - Mai 2001 : Le PDS remporte les élections législatives avec un grand succès. Mme Mame Madior Boye est reconduite dans ses fonctions de Premier Ministre. |
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