 Léopold Sédar Senghor - portrait
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| Un poète, Un homme d'Etat |
| Léopold Sédar Senghor |
Léopold Sédar Senghor - http://www.ville-verson.fr/fr/framesenghor.htm |
| Léopold Sédar Senghor, né à Joal le 9 octobre 1906, passe son enfance au Sénégal dans sa famille maternelle. Après des études à Ngazobil puis à Dakar, il obtient une bourse pour poursuivre ses études en France qu'il
termine à la Sorbonne.
Il développe le concept de la négritude et fonde, en 1934, le journal l'étudiant noir
pour défendre ces valeurs.
L'année 1945 marque le début de sa carrière politique. Élu député du Sénégal, il est, par la suite, constamment réélu (1946, 1951, 1956).
En 1946, il participe à la mise en forme des textes de la future Constitution française.
il est élu premier Président de la République du Sénégal, le 5 septembre 1960.
Réélu Président de la République en 1963, 1968, 1973, 1978, Léopold Sédar Senghor se retire de la vie politique et s'installe en Normandie en décembre 1980.
Léopold Sédar Senghor se consacrera désormais à la culture et deviendra docteur honoris causa de nombreuses universités.
Le 29 mars 1984, il devient membre de l'Académie française et continue à publier des poèmes, développant ainsi sa pensée sur la Négritude et le métissage culturel.
Senghor s'éteint le 20 décembre 2001 à Verson, sa commune d'adoption. |
| "Objectivement, la négritude est un fait : une culture. C’est l’ensemble des valeurs – économiques et politiques, intellectuelles et morales artistiques et sociales – non seulement des peuples d’Afrique noire, mais encore des minorités noires d’Amériques, voire d’Asie et d’Océanie." |
Femme nue, femme noire Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi, Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle Femme nue, femme obscure Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée Femme noire, femme obscure Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau. Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux. Femme nue, femme noire Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie. Extrait de " Oeuvres Poétiques". Le Seuil |
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